Les représentants des candidats à l’élection présidentielle du 24 février ayant pris part, mardi, au débat sur la réforme des institutions démocratiques, ont affirmé la volonté de leurs mandants d’œuvrer à la séparation "effective" des pouvoirs.

 

"Notre programme sur le secteur de la justice vise à sortir l’exécutif du Conseil supérieur de la magistrature et à rétablir le rôle central du pouvoir judiciaire dans tout le processus arbitral’’, a souligné le représentant du candidat de la coalition "Sonko Président", Diallo Diop.

 

Il intervenait lors d’un débat sur ’’la réforme des institutions démocratiques pour un Sénégal nouveau".

 

Selon lui, "il faudrait remplacer le Conseil constitutionnel par la cour constitutionnelle composée des magistrats élus par leurs pairs, pour garantir l’indépendance de la justice". 

 

Diallo Diop a en outre ajouté que son candidat ambitionne de rétablir "l’égale dignité en droit des trois pouvoirs afin qu’aucun n’ait plus d’autorité que les autres". 

 

Le professeur Mamadou Aliou Diop a souligné l’impératif d’"établir un équilibre entre les institutions pour faire en sorte que la justice soit efficace". 

 

A cet effet, il noté la nécessité de créer "des juridictions dans chaque département et de supprimer la tutelle, en vue d’avoir une justice non parcimonieuse".

 

’’Le président de la République ne sera plus membre du conseil supérieur de la magistrature (...). Il sera également interdit au garde des Sceaux de mener des activités politiques’’, a quant à lui souligné le représentant de la coalition "Madické 2019", Habib Sy. 

 

A ce sujet, il a fait part de l’ambition de son candidat de faire en sorte que "les membres de la Cour constitutionnelle soient non seulement élus, mais aussi élargissent leur compétence pour dire le droit". 

 

La représentante de la coalition ’’Idy Président’’, Ndèye Fatou Ndiaye Touré, abondant dans le même sens que ses prédécesseurs, a noté que son candidat compte "retirer à la tête du conseil supérieur de la magistrature, le président de la République et le garde des Sceaux, en vue de rendre le secteur de la justice plus indépendant".

 

’’Nous comptons, dans notre programme, doter chaque région d’un tribunal de grande instance et de réduire l’emprise des partis sur les institutions judiciaires’’, a-t-elle ajouté.

 

Contrairement à ses co-débatteurs, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall a lui souligné que "la réforme de la justice ne devrait pas s’effectuer du jour au lendemain, à cause des prérogatives qui en découlent". 

 

Il a notamment soutenu qu’il est important pour le Sénégal, de garder ses fondamentaux sur la question de la justice au lieu de les changer. 

 

’’Il faut moderniser la justice pour la rendre plus accessible’’, a-t-il indiqué.

 

Source : APS

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